Regrouper, surveiller et rapatrier
Histoire partielle des camps d’internement au Cameroun pendant la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945)
DOI:
https://doi.org/10.82319/vestiges.v11i1.367Schlagworte:
prison, camps d’internement, CamerounAbstract
Systématique vis-à-vis des autochtones et ayant pour objectif le maintien de l’ordre, la détention administrative ou politique, dont les bases légales ont été jetées par le régime de l’indigénat et l’exercice des pouvoirs disciplinaires, n’a pas épargné les ressortissants français et étrangers pendant la Deuxième Guerre mondiale au Cameroun. C’est ainsi que des individus jugés suspects ou dangereux pour la « défense nationale » furent expulsés, placés en résidence surveillée, voire obligatoire, et internés dans le territoire. A cet effet, des camps et centres d’internement furent érigés à l’instar de ceux d’Ayos, Batschenga et Akometam. Ces derniers accueillirent aussi bien les ressortissants français et étrangers installés dans le territoire que des marins des bateaux Albi, Touareg et du Cap des palmes piégés dans le territoire au moment de la mobilisation. Egalement, au rang de ces centres, celui de Yaoundé, ouvert en 1939, est assez illustratif de la volonté des autorités françaises locales, de contrôler au plus près les ressortissants Allemands qui, à leur corps défendant, étaient des ennemis désignés. En ayant appliqué un régime disciplinaire militaire, les conditions de vie dans ces centres ne pouvaient qu’être spartiates. En outre, des traumatismes psychologiques ne pouvaient être évités, comme ces familles d’internés, astreintes dans un premier temps à vivre dans les camps et dans un deuxième temps à vivre séparés, postulant l’existence de deux types de centres : les centres de rassemblement et les centres d’hébergement ou de refuge.
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